Les punitions au donjon Odyssée

par ulysse
Noter cet article :
4 votes

La punition fait partie du jeu BDSM, de l’éducation, du dressage.

La punition BDSM

Punition par jeux

La punition peut être un jeu sexuel et BDSM. La soumise provoque le Maître, fait des fautes exprès pour recevoir une douce fessée, être humiliée… ce genre de punition peut être amusante et excitante. Des punitions peuvent être écrites sur des papiers et tirées au sort par exemple.

La punition SM

Si l’esclave ou la soumise est masochiste, la punition fait partie de la relation BDSM. 
Le Dominant punit, de manière juste, arbitraire, injuste selon ses désirs, mais en respectant les limites.
Elle est prétexte à des jeux masochistes et comble le côté sadique du Maître et le côté maso de la soumise.
Elle fait partie intégrale du jeu Bdsm.
Chacun y trouve son plaisir et cela pimente la séance.

La punition en dressage

Le dressage a pour but de faire acquérir des comportements automatiques et une obéissance sans réfléchir. La punition devient un élément clé de l’acquisition de ces comportements.

Enfreindre un principe, une règle, aussi bien en privé qu’en public est, selon la gravité, une faute ou une offense.

La punition des fautes ou des offenses

Les fautes :

Une faute doit être corrigée par la soumise et ne pas se répéter. La sanction doit avoir une valeur éducative. En cas de répétition de la faute, un avertissement puis une sanction seront donnés sous forme d’un carton jaune.

Quelques exemples de fautes

  • Regarder ou soutenir le regard du Maître, d’un tiers
  • Tutoyer le Maître.
  • Parler sans avoir reçu l’ordre ou la permission
  • Couper la parole
  • Hausser le ton
  • Vocabulaire vulgaire
  • Croiser les jambes.
  • Rapprocher les cuisses.
  • Bouger lors d’une posture imposée.
  • Gêner le Maître
  • Absence de preuve d’affection dans les contacts distants.
  • Porter un habillement non validé par le Maître
  • Ne pas être bien épilée
  • Parler sans autorisation à un tiers.
  • Cacher un orifice ou ne pas s’ouvrir et offrir l’orifice quand le Maître le touche.
  • Cacher l’anus qui doit être toujours disponible pour une intromission.
  • Refus de communication

En cas de faute répétée ou volontaire, un carton jaune (sanction) est donné pour des fautes légères répétées après plusieurs avertissements. Le Carton jaune est un rappel à l’ordre, un avertissement et ne doit pas être pris à la légère.

Voici quelques exemples de « sanctions » carton jaune :

  • Écrire des lignes (comme à l’école), assis(e) nu(e) au milieu de la pièce sur un tabouret de bois, un plug dans l’anus et le buste droit
  • Rester nu(e) sous la pluie (sans mettre en danger la santé)
  • Se rouler nue dans la neige (sans mettre en danger la santé)
  • Dormir nue dans la cage ou marcher nue en nature dans des lieux sauvages (si la saison le permet)
  • Privation de la parole un jour ou plus
  • Obligation de faire des corvées
  • Rester immobile et silencieuse plusieurs heures.
  • Rester enchaînée, en cage, cagoulée plusieurs heures.

Trois cartons jaunes lors de l’éducation font rétrograder la soumise d’un niveau

LES OFFENSES :

Certaines fautes peuvent constituer une «  Offense  » c’est-à-dire une faute grave et attirer des châtiments sévères, une rupture, car elles remettent en cause l’essence même de la relation Maître-soumise. La soumise doit être exemplaire. Une offense provoque un carton rouge.

Exemple d’offenses :

  • Refuser d’obéir à un ordre pour une activité contractuelle.
  • Repousser le Maître
  • Mentir ou cacher quelque chose
  • Tromper
  • Manipuler le Maître
  • Comportement égocentrique et jalousie.

En cas d’Offense et selon la gravité, il y aura ou un carton rouge ou une rupture définitive et sans retour possible (carton noir).

Le châtiment ne peut être que justifié et rare. En cas de faute grave, d’insubordination, de trahison, de faute grave, le Maître utilise le carton rouge. Je l’utilise rarement et souvent comme alternative à une rupture pour faute grave.

  • Par définition c’est un châtiment difficile pour la soumise donc pour chaque soumise, le châtiment exploitera ses peurs et sera un défi à franchir.
  • Le châtiment sera une alternative a une rupture pour faute grave et en l’acceptant et en l’accomplissant jusqu’au bout la soumise montrera son repentir et sa volonté de s’amender et de continuer la relation.

Exemple de châtiment carton rouge

  • Fessée à la palette forte puis une punition carton jaune.
  • Servir sexuellement X jours, animalement, sans avoir pouvoir parler, gémir, avoir de plaisir, plus punition carton jaune.
  • Privée de parole, d’internet, de téléphone x heures ou jours plus punition carton jaune.
  • X heures privée de liberté au cachot.

Un carton rouge lors de l’éducation supprime des privilèges.

Offense grave ou répétée = « Rupture » Carton noir

Un Maître n’abandonne jamais sa soumise, il doit la guider, l’accompagner, l’éduquer. Il ne menace donc jamais de rupture ou de l’abandonner, par contre la soumise est libre de partir quand elle veut.

Mais en cas de faute très grave de la soumise, le carton noir scelle la rupture de la relation. Les fautes qui peuvent amener cette rupture doivent être précisées dans le contrat de soumission.
Aucune reprise possible dans ce cas.
La rupture doit être étayée de faits objectifs et doit être justifiée pour ne pas être arbitraire.

Attitude de la soumise à la réception du carton.

  • La soumise prend le carton et se retire en silence.
  • Elle se rend au lieu et à l’heure indiquée pour recevoir sa punition.
  • Elle doit proposer une punition et confesser sa faute et exprimer son repentir. Si ce n’est pas sincère, la punition sera augmentée.
  • DANS TOUS LES CAS L’ÉDUCATION EST SUSPENDUE jusqu’à une repentance sincère de la soumise et l’application de la sentence.

C’est de l’abandon que naîtra le véritable sentiment de punition et d’humiliation.

Éviter la sanction

La soumise devrait pouvoir arriver à prendre conscience de ses fautes et les éviter.
Au début elle peut se dénoncer, s’excuser et s’auto-punir devant le Maître ou réclamer une punition de son choix, plus forte que celle demandée pour marquer sa repentance puis petit à petit se corriger pour ne plus commettre de fautes et éviter un carton.

Éviter le châtiment

Le châtiment ne peut pas être évité. Il a pour but de corriger une faute grave qui nuit à la relation et qui pourrait la rompre. Il doit donc être pris au sérieux. Si la soumise la refuse, la relation cesse.

Éthique BDSM de la punition, Châtiment, Sanction

Pour le Maître

  • Le Maître doit être calme, serein, et administrer la sentence de manière juste, ferme et expliquer à la soumise sa faute et ses conséquences.
  • La sentence se doit d’être à la hauteur de la faute et juste.
  • Si des instruments comme une palette par exemple sont utilisés, cela doit être des instruments différents de ceux utilisés lors de l’éducation, du dressage, des punitions par jeux Bdsm. Les instruments de plaisir ne doivent jamais devenir des instruments de peur et gâcher tout plaisir futur.
  • Toutes les sentences doivent être convenues et acceptées à l’avance et être dans les limites de ce que peut accepter la soumise dans le cadre d’un Bdsm consensuel.
  • Les mots de sécurité s’appliquent et le CSS lors des punitions.

Pour la soumise

  • La soumise doit réfléchir à sa faute et se corriger.
  • La soumise doit accepter la sentence et la vivre jusqu’au bout en pénitente.
  • Les mots de sécurité s’appliquent.
  • La soumise doit endurer sa punition en évitant d’utiliser les mots de sécurité tant que le Maître reste dans les limites définies par le contrat.
  • La soumise ne veut ou ne peut pas être punie si elle utilise un mot de sécurité. C’est un droit absolu.

Si le mot de sécurité est utilisé sciemment pour échapper à un châtiment ou à une sanction, cela remet en cause la relation.