Foire au question sur le BDSM

par ulysse
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C’est quoi le BDSM ?

Le BDSM

Le terme « BDSM » englobe une vaste gamme de pratiques et de jeux sexuels avec des comportements d’échange de pouvoir et l’utilisation de douleur ou non.

  • Le bondage et la discipline (BD), qui désigne la restriction de mouvement et le contrôle du partenaire.
  • Domination et la soumission(DS), qui représente l’échange de pouvoir ou de contrôle entre les partenaires.
  • Le sadomasochisme (SM), qui fait référence à l’érotisation de la douleur subie ou provoquée

Le BDS et le BDSM

LE BDSM englobe aussi bien le couple qui bande les yeux à sa partenaire, lui met des menottes pour des jeux sexuels que les pratiquants du SM qui recherchent la douleur pour le plaisir sans sexe !

Le BDSM sans l’aspect SM qui fait peur à beaucoup se nomme BDS

Combien y a-t-il de pratiquants ?

Les estimations sur l’ampleur du phénomène sont rares, les comportements BDSM ayant été ignorés par la majorité des grandes enquêtes sur les comportements sexuels.
Selon Janus et Janus (1993), 14% des hommes et 11% des femmes ont pratiqué au cours de leur vie une forme de BDSM consensuel.
Dans une étude australienne, 1,3% des femmes et 2,2 % des hommes actifs sexuellement affirment avoir été récemment impliqués dans des pratiques BDSM (Richters et al., 2008).

Dans une étude québécoise portant sur les fantasmes la moitié des interrogés exprimaient de l’intérêt pour au moins un fantasme appartenant à l’univers du BDSM comme le voyeurisme, l’exhibitionnisme, le fétichisme, le masochisme, le sadisme, le travestissement, le Bondage… selon les fantasmes, entre 5 et 50% des hommes et 3% à 21% des femmes ont déclaré avoir passé à l’action en ce qui concerne l’un de ces fantasmes au moins une fois dans leur vie.

De plus en plus de personnes incluent sans en être conscient dans leurs jeux sexuels des pratiques BDSM

BDSM et santé mentale

Toutes les études sur le sujet démontrent que les adeptes du BDSM sont moins sujets aux troubles mentaux et plus équilibrés que les personnes pratiquant le sexe classique.

Une étude australienne cité ci-dessus a réveillé que les hommes pratiquants ont moins de problèmes psychologiques (dépression et angoisse) et aucune différence chez les femmes.
Une étude, hollandaise s’est penchée sur 1000 pratiquants du BDSM et constaté qu’ils étaient moins névrosés, mieux dans leur peau et avaient un lien avec leur partenaire plus fort que le reste de la population

Même si les études récentes montrent que les adeptes du BDSM présentent, en général, un profil psychologique stable et comparable à celui de la population générale, ils sont victimes des préjugés sociaux véhiculés à l’égard de leurs pratiques, et dissimulent leurs préférences auprès des membres de leur entourage, ce qui peut développer des problèmes d’acceptation d’eux-mêmes pour certains.

La sécurité en BDSM

Deux écoles BDSM s’affrontent :

  • SAIN SÛR et CONSENSUEL (SSC) qui prône que toutes les pratiques se doivent d’être sécuritaires, saines et consensuelles. Dans cette école de pensée que je partage, les mots de sécurité sont strictement respectés et aucune pratique dangereuse n’est tolérée.
  • RACK « risk aware consensual kink » Ou les adeptes sont conscients des risques liés au jeu et y consentent.

Les différents personnages du BDSM

  • Le Dominant, ils assument le contrôle de la relation.
  • Le Maître a le même rôle mais avec en plus un aspect de mentor.
  • La soumise est celle qui s’offre à un Dominant ou à un Maître. Elle fixe ses limites et à un certain contrôle par les mots de sécurité, sa liste de désirs entre autre.Elle est souvent CSS.
  • L’esclave : elle donne un contrôle total au Dominant ou au Maître, « sans limite » ou du moins c’est le Dominant qui les fixe et elle se donne souvent à plein temps, en 24/7. Elle est RACK.
  • Le switch : celui qui a à la fois le besoin de domination et de soumission

La douleur en BDSM est elle obligatoire ?

  • Les adeptes du SM provoquent la douleur pour leur plaisir. Le sadique a du plaisir à infliger de la douleur, la maso a du plaisir à la recevoir.
  • Les adeptes du BDS cherchent un plaisir par les jeux de domination physique et psychologique, sexuels avec discipline, soumission, bondage avec des douleurs douces.

Le BDSM est il dangereux ?

Le BDSM n’a pas l’apanage des accidents, certaines pratiques potentiellement dangereuses sont assez courantes chez les adeptes de sexe ordinaire comme par exemple les jeux d’asphyxie (27% de gens la pratique).

Les pratiques les plus courantes en BDSM sont le bondage, la fessées et la flagellation avec plus de 80% de pratiquants.

Le plus grand danger en BDSM est les maladies vénériennes potentiellement invalidantes et mortelles dues au fait que les pratiquants de BDSM ont plus de partenaires que le reste de la population.

Voici quelques activités plus rares : potentiellement mortelles ou blessantes pour certaines avec le nombre de participants dans les milieux BDSM selon une étude finlandaise :
Aiguilles, piercing (21%), marquage au fer (17%), hypoxyphilie (jeux de suffocation, asphyxie érotique : 17%), chocs électriques (15%), couteaux et lames de rasoir (13%).
Selon une étude californienne : jeux de flammes (20%), aiguilles et jeux de piercing (20%), lacérations (14%), marquage au fer (9%) et scarification (5%). Environ des 10 % des adeptes, souvent dans les milieux SM ont des blessures et accident.

Les Abus en BDSM

Les mots de sécurité sont très mal respectés.
90 % des dominants les respectent mais dans certains cas… c’est-à-dire peu souvent, prétextant le dépassement de soi… 40 % les respectent plus ou moins strictement.
Dans une étude finlandaise, 23% des femmes, 8% des hommes ont étés victimes d’abus en BDSM.